Initiatives et Patrimoine

Les liens entre Cailhau et la Maison de Cailhau à Bordeaux

 La Maison de Calhau est l’une des trois familles de l’échevinage de Bordeaux. Les Calhauenga (= famille des Calhau) sont les principaux exportateurs de vin de Bordeaux au début du XIIIe siècle.

Les Calhau sont d’ambitieux hommes de lois au service des rois d’Angleterre, à la fin du moyen-âge.

Beaucoup de maires de cette Maison se prénomment Arnaud ou Pierre. Le dernier membre illustre de la Maison de Calhau est Arnaud Calhau, puissant maire de Bordeaux et Sénéchal de Saintonge. Les deux membres de la Maison de Calhau dont les encyclopédies consacrent des articles sont deux cousins germains : Pierre Gaveston (1284-1312) et Raymond Calhau, connu chez les anglophones sous le nom de Edmond de Caillou (1266-1316)].

Les Calhau ont certainement un lien avec les Calhau, capitouls de Toulouse, descendants de cathares célèbres.

 

 A Cailhau, à l’emplacement actuel de l’église, une forteresse située à l’extrême nord-ouest, reliée au moulin par quelques maisons perchées, est protégée par des fossés remplis d’eau. Vers 1191, les chevaliers de Cailhau (dont Guilhem et Raymon) se rendent à Sauzens, pour jurer fidélité à Trencavel, comte de Carcassonne.

Raymond Ier de Calhau est le père de Raymond II de Calhau, capitoul de Toulouse en 1219. Raymond Ier est cité, avec Bertrand de Calhau, lors d’un serment de fidélité des chevaliers des vicomtés de Béziers et de Carcassonne (1191). Raymond de Calhau est aussi cité, dans une charte de septembre 1181 (accord de Sicard de Lautrec avec Roger de Béziers), comme témoin à côté de Pierre de Bran. Ce chevalier Il semble être un proche de Roger II Trencavel de Béziers (1149-1194). Comme son suzerain, et son fils Raymond II il est cathare. Raymond Ier de Calhau est même parent de Bertrand Marty, le deuxième évêque cathare, de Toulouse. Outre le Raymnd, déjà en 1191 on a :

  • Guillaume de Cailhau, jadis moine prieur de Serres, qui discute avec des parfaits, selon le Registre de l’Inquisition de Toulouse (1273–1280).
  • Arnaud de Cailhau, qui du temps même de saint Dominique, va aux qui assemblées se tiennent librement à Montréal, grâce à la faveur que leur témoigne Aymeric de Montréal. Elles ont lieu souvent chez Fabrissa de Mazeroles et, avec le sire de Montréal, on y voie toute la petite noblesse des alentours, dont il fait partie, selon le Cartulaire de Notre-Dame de Prouille et Étude sur l’albigéisme languedocien aux XIIe et XIIIe Siècles. Il est le beau-frère de Raymond Gache, de Montréal. Ce prénom Arnaul[l]d va se retrouver souvent dans la généalogie des Calhau/[Maison des Caluau/Caluau].
  • En 1237, Arnaud Roger de Mirepoix accompagné de son écuyer Cailhavel de Cailhau se rend à la Grange de Raimond de Roumégous pour rencontrer et adorer l’évêque Bertrand Marty et une quinzaine de parfaits. Cailhavel de Cailhau est d’abord sergent.
  • Vers l’an 1220, Robert de Cailhau, a des sympathies pour l’hérésie cathare, comme d’autres coseigneurs de Cailhau.
  • Vigorosus de Bacona, ou Vigorosus de Na Bacona, ou Baconia, l’un des ministres les plus connus, les plus célèbres, ne borne pas son apostolat dans les étroites limites du Lauraguais et du Toulousain. Le registre de l’Inquisition nous apprend qu’il fait une mission à Castelnaur, dans le diocèse d’Agen, et parmi les zélateurs qui l’accompagnent alors, se trouvent Pons Ademar, de Rondelhe, Raymond Calhau, de Montréal, et W. de Castilhon. En 1241, Raymond Calhau, de Montréal, accompagne Vigorosus na Racona, ministre albigeois, dans une mission à Castelmaur, diocèse d’Agen. Ce Raymond Calhau, de Montréal, ne semble pas être le même que le capitoul de Toulouse.

 Les capitouls sont élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal. Pour devenir Capitoul, il faut être un homme âgé de plus de 25 ans, marié, catholique, posséder une maison à Toulouse et exercer une profession honorable : avocat, procureur, écuyer ou marchand. Leurs attributions sont non seulement administratives, mais judiciaires et militaires. Raymond II de Calhau est consul de Toulouse, capitoul en 1219 et Guillaume de Calhau capitoul en 1372 et en 1381. Les douze capitouls sont cités dans l’ordre de préséance. En ce qui concerne la cité de Toulouse, en 1372, Guillaume de Calhau est cité en premier. Il représente Partita Deauratæ, La Daurade. Un certain messire Hugues de Najac dit avoir trouvé le livre des comptes de Guillaume de Calhau, trésorier en 1400, où appert de l’accord fait avec certaines gens d’église sur les subsides. La dignité de capitoul confère de droit la noblesse à ses titulaires. Les Calhau capitouls de Toulouse ont certainement un lien avec les premiers maires de Bordeaux. Jusqu’en 1248 la désignation des capitouls est entièrement entre les mains des vieilles familles nobles toulousaines. Or Raymond II de Calhau est capitoul en 1219.

 

L’hérésie cathare ne dépasse pas Toulouse. Pierre Calhau n’est certainement pas un cathare. D’ailleurs il est né vers 1140, avant les cathares de sa famille. Ce n’est qu’en 1226 qu’est crée l’évêché du Razès. […]

 

Retrouvez le récit historique complet ici : http://fr.guyderambaud.wikia.com/wiki/Maison_de_Calhau

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