Initiatives et Patrimoine

Cailhau : Un peu d’histoire

Cailhau : Un peu d’histoire

13 Nov, 2017


Cailhau
Cailhau
fait partie d’un  territoire composé d’une  trentaine de villages appelés « Castra » qui représente  le « Bas-Razès », petit pays du Languedoc occidental.  Il coïncide en gros avec le bassin du Sou, affluent de l’Aude.

Le « Lieu de Cailhau » cité en 779 constitue la plus ancienne mention d’un lieu habité au Moyen Age en Bas Razès. En 782 apparait la « Villa Callavum » dans le jugement d’un procès entre l’archevêque de Narbonne et le comte Milon.

En 1088, l’église Cailhau dédiée à Saint Christophe est consacrée par Dalmace, archevêque de Narbonne. On peut sûrement voir vers la même époque la constitution du « Castra » de Cailhau, montrant ainsi ce village parmi les plus anciens, apparus à la fin du XIe siècle.

Cailhau vu du cielLes fossés

Les fossés de Cailhau présentent une singularité en montrant deux phases dans l’élaboration de l’enceinte collective.

La premier fossé,  que l’on pourrait définir aujourd’hui par la rue des moulins (anciennement  « chemin du tour des fossés ») prolongée par l’actuelle rue de l’Eglise jusqu’à la place du Presbytère,  était centré autour du lieu-dit  « La Motte » , certaines fois appelée « La Cité », où était installé un « Castellum ». Celui-ci n’est plus perceptible, mais aurait suscité un regroupement assez important pour donner naissance au village.

« La Motte », point culminant du village, est aujourd’hui occupée par les ruines d’un moulin à vent superbement restauré, où nous  retrouvons  par ailleurs les traces de trois silos probablement d’origine médiévale.

Au premier fossé, est venu s’adjoindre un second, entourant de nouvelles habitations bâties sur le flan sud de la colline, rendant ainsi la surface fortifié bien plus vaste, de 3850 m2 environ à presque 8600 m2.

C’est  certainement à cette époque que fût bâtie la « Porta Aquaria » (« Porte Aiguière »),
mentionnée dès le XIIIe siècle, ainsi que les nouvelles constructions  implantées en dehors
du fossé collectif, à la faveur de la croissance  démographique,  nommées par le terme
générique de « Barri ».

Les chevaliers de « Calhau »

Roger_II_BéziersEn  1191, les chevaliers  Guilhem et Raymond de Calhau se rendent à Sauzens pour jurer fidélité à Trencavel, comte de Carcassonne.

Raymond de Calhau, avait des sympathies pour l’hérésie cathare, comme d’autres coseigneurs de Cailhau.

Raymond de Calhau prêta le serment de fidélité des chevaliers des vicomtés de Béziers et de Carcassonne en 1191.

Il fut cité, dans une charte de septembre 1181 (accord de Sicard de Lautrec avec Roger de Béziers), comme témoin à côté de Pierre de Bran.

Raymond Ier de Calhau était le père de Raymond II de Calhau, capitoul de Toulouse en 1219.

Comme son suzerain et son fils,  il était cathare. Raymond Ier était même parent de Bertrand Marty, le deuxième évêque cathare, de Toulouse.

Arnaud de Cailhau, du temps même de saint Dominique, allait aux assemblées qui se tenaient librement à Montréal, grâce à la faveur que lui témoignait Aymeric de Montréal.

Elles avaient souvent lieu chez Fabrissa de Mazeroles et, avec le sire de Montréal, on y voyait toute la petite noblesse des alentours, dont il faisait partie, selon le Cartulaire de Notre-Dame de Prouille  et Étude sur l’albigéisme languedocien aux XIIe et XIIIe Siècles. Il était le beau-frère de Raymond Gache, de Montréal.

Ce prénom Arnaud se retrouve souvent dans la généalogie des Calhau, Cailhau ou encore Caillau.

Guillaume de Cailhau, jadis moine prieur de Serres, discutait avec des parfaits, selon le Registre de l’Inquisition de Toulouse (1273–1280).

Croix du Parvis - Cailhau1560 : Cailhau occupé

Durant et après 1560,  les guerres de religion font rage et les protestants se rassemblent dans cette région.

CailhauAlet, Brugairolles, sont occupés.

Laviston, gouverneur de Carcassonne chasse les protestants de Carcassonne, du Cabardès et du Lauragais.
Il accorda son aide au Consul de Limoux et contribua à délivrer Cailhau, Alet et quelques autres places en 1575.

En 1580, la guerre recommence, et la région demeure dans la tourmente.

En 1586, le Vicomte de Mirepoix s’installe à Cailhau.

Montréal est assiégé et Brugairolles brûle en 1588.

Henri IV abjure le Protestantisme en 1593.

 

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